Sabbat de chair
Du juif errant ou de l’apôtre,
Si long sanglot vient ranimer,
J’ai le regard muet de l’autre
Le sommeil lourd des affamés.
Ouverte aux cieux mais indomptée
Fermée jadis par chocs mâtée.
Je suis l’impie j’ai psalmodié
Le purgatoire aux répudiés,
Vagissements d’apesanteurs
Bistrés autant que dictateurs
Se multiplient les proies d’ennui
Des monstres hideux sevrant la nuit.
Aux peuples anciens j’ai répondu
Mes eaux sonores ont répandu
L’insolence de la nature.
A leur suffrage anoblissant
Mes yeux peuplés ornés de sang.
Offert en garde où en pâture.
Stigmatisant nos nuits bénies
Dans le linceul des atonies,
Propice aux fleurs, je suis Essence
Et du centaure à robe immense
Je suis l’esprit bariolé clair
Pour châtier ton flanc étonné
Meurtrir ton front sans pardonner,
Incrédule au sabbat de chair...
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Ma Poésie
















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