Sabbat de chair
Du juif errant ou de l’apôtre,
Si long sanglot vient ranimer,
J’ai le regard muet de l’autre
Le sommeil lourd des affamés.
Ouverte aux cieux mais indomptée
Fermée jadis par chocs mâtée.
Je suis l’impie j’ai psalmodié
Le purgatoire aux répudiés,
Vagissements d’apesanteurs
Bistrés autant que dictateurs
Se multiplient les proies d’ennui
Des monstres hideux sevrant la nuit.
Aux peuples anciens j’ai répondu
Mes eaux sonores ont répandu
L’insolence de la nature.
A leur suffrage anoblissant
Mes yeux peuplés ornés de sang.
Offert en garde où en pâture.
Stigmatisant nos nuits bénies
Dans le linceul des atonies,
Propice aux fleurs, je suis Essence
Et du centaure à robe immense
Je suis l’esprit bariolé clair
Pour châtier ton flanc étonné
Meurtrir ton front sans pardonner,
Incrédule au sabbat de chair...
De la règle j’apprends, qu’ainsi tournée façon,
Elle offre aux rimailleurs d’innocentes lubies.
Tel tartufe je ris de ma rime ébaubie
Préférant m’amuser négligeant ta leçon.
Moderne et prompt d’esprit ta parole est soupçon,
Prodigue et ta science et ton cœur sans phobie.
Sais tu combien de fois j’ai usé d’amphibie
Pour noyer mot exquis d’un laminant tronçon ?
Tu riais me narguant sous un glaive enchâssé
De science impromptue, mais la Muse a passé
Des répliques usitées au docte syllabaire.
Sous le précieux dicton relâchant le parfait,
Encore eu-t-il fallu que toi l’autoritaire,
Tu fis un ton modèle aux discours trop surfaits !
« Etre belle en son fief suffit à poésie »
Le 13/10/2007
L’orient qui t’a vu naître en sa buée dernière
A son glorieux banquet a convié l’ingénue
Eprise et applaudie par son Olympe altière.
La reconnaîtra-tu avant d’avoir perdu
La foi de l’astre hautain, l’Aurore quelquefois
Qui jamais n’oublieront la vraie pudeur des Roi
Il te reste à pourvoir Jupiter d’impatience
Et d’un lucre d’esprit apaiser l’indolence.
L’esprit rassasié n’a d’œil pour reconnaître
Le torrent impétueux d’un ruisseau sans paraître
Il n’acquiesce qu’aux fats le glas des insidieux
Le chant ferme et vertueux qui transperce l’odieux
Ses cheveux noirs épars ont monté l’ouragan
Des vents et des marées oubliant l’origan.
A l’angle d’un vieux port tu adoucis l’éclair
Refuge de ton corps et des veillées de chair.
Mon salut naquit sous ton feu
Entre las et ruisseaux d’hébreux
Quel beau présage…
Mes larmes ont souillé ton violon
Tout en fuyant sous le cyclone
D’un doux partage
Voulant ciseler l’essentiel
En ton égard, au bord du ciel,
Je vis en cage…
Si en mes pores je faiblie
L’obscur deviendra vite oubli
Sans un dommage.
Ne reste en moi que la frayeur
Des ténèbres sous ton malheur
Seras-tu sage ?
J’ai cueilli sous ton bois dormant
La vie en larmes de diamant
Quel beau ravage.
Honorable et offert au vent
Tu as semé mon firmament
De doux messages.
Je garde en moi le feu ardent
Osant comblé mon évident
En ton visage
J’abomine les pleurs brouillons
Ne voulant renaître en souillon
Dans cet encrage.
Et sous la hampe de ton feu
J’illumine un fainéant dieu
Bel apanage.
Et si l’aurore nous surprend
Sous son fil d’or, en conquérants,
Quel doux breuvage !
Le lien sacré sera noué
De nos doigts fins et enjoués
Est-ce un mirage ?
Sachez de l’ami discerner le flatteur,
Sachez de l’écrit dépouiller son auteur.
Une âme n’est marquée que si féconde elle est.
Illustrez vos écrits pour les lecteurs gracieux,
Prenez soin d’effacer, ne point censurer,
Pensez que sur eux tourneront tous les yeux.
Nourrissez le papier d’un rouge voluptueux.
Que le gris trame fétide n’empêche vos plumes,
De tracer vos émois, soyez talentueux.
Soyez de l’écrit la vénus qui s’allume.
Soyez des écrits l’acolyte sincère,
L’alter ego de tous vos vers innocents.
Vos vices, je le sais, sont vertus déguisées.
Un mot vous découvre, une phrase vous met nu.
Avant que d’écrire votre raison percez,
Le génie de l’écrit, ainsi l’a voulu.
Entrez dans le vaisseau soyez vifs rimeurs
Libre dans vos discours oubliez d’être sage,
En quatrain, alexandrin, à votre heure,
Ou sizain où sep train, prose où adage.
Ne craigniez des critiques ce qu’elles permettent
L’envie de savoir, de vous lire vous connaître.
Ma Poésie















